vendredi 29 juillet 2016

en ligne: Lectures numériques Une enquête sur les grands lecteurs

 
en ligne sur OpenEdition books:
Étude menée par Paul Gaudric, Gérard Mauger et Xavier Zunigo
BPI
 Études et recherche
2016

Présentation de l'éditeur
Quelles sont les incidences de la « révolution numérique » sur les pratiques de lecture ? Si celles qui affectent la production et la reproduction des textes ou encore leur distribution et leur conservation sont évidentes, qu’en est-il de leur appropriation ? Peut-on mettre en évidence de nouvelles manières de lire induites par la transformation de leur support ? Observe-t-on une métamorphose des goûts ? Voit-on apparaître des « hyperlecteurs » d’« hypertextes » ? Peut-on prophétiser la disparition du support papier ?
Pour tenter de répondre empiriquement à ce genre de questions, le choix d’un échantillon raisonné de diverses catégories de « grands lecteurs numériques » se plaçait dans l’hypothèse la plus favorable à la mise en évidence de changements. Force est néanmoins de constater que les effets « observables » sur les pratiques de lecture, s’ils sont avérés pour la presse quotidienne ou plus généralement l’accès à l’actualité, restent très limités quant au support livre. Si l’enquête établit plutôt une continuité qu’une rupture dans les pratiques de lecture, elle indique aussi qu’un nouvel équilibre se cherche entre culture écrite et culture audiovisuelle.
Paul Gaudric est sociologue (EHESS/ENS). Ses travaux portent sur des diagnostics sociaux et territoriaux et des études d'évaluation de politiques publiques, sociales, culturelles et urbaines pour le compte de différents bureaux d'études, organismes publics d'évaluation et collectivités territoriales (Sénat, Comité d’évaluation de l’ANRU, Crédoc, Aristat, Chronos...).
Directeur de recherche CNRS émérite et chercheur au « Centre Européen de Sociologie et de Science Politique » (CNRS-EHESS-Paris 1), Gérard Mauger a été co-directeur du « Centre de Sociologie Urbaine » (CNRS), puis directeur du laboratoire « Cultures et Sociétés Urbaines » (CNRS), directeur-adjoint du Centre de Sociologie Européenne (CNRS-EHESS), secrétaire général de la Société Française de Sociologie, enseignant à l’EHESS puis à l’ENS-EHESS.
Un volet de ses recherches et, en particulier, une longue enquête menée avec Claude Poliak et Bernard Pudal, ont été consacrés à la sociologie de la lecture. L’enquête a donné lieu à un livre récemment réédité : Histoires de lecteurs, Paris, Éditions Nathan, Collection « Essais et Recherches », 1999, 446 pages (avec Claude F. Poliak et Bernard Pudal) [Réédition aux Éditions du Croquant, collection « Champ social », 2010, 537 pages].
Les recherches menées dans ce domaine ont également donné lieu à de multiples communications en France et à l’étranger et à un ensemble d’articles.
Xavier Zunigo est co-directeur d'ARISTAT. Docteur en sociologie (EHESS/ENS), spécialiste de l'évaluation quantitative et qualitative des politiques publiques, il a dirigé de nombreuses enquêtes sur les politiques sociales, culturelles et les politiques urbaines. Il enseigne notamment à l'université Paris-Dauphine.

vendredi 22 juillet 2016

Séverine Sofio, Artistes femmes. La parenthèse enchantée XVIIIe-XIXe siècles

Séverine Sofio
Artistes femmes
La parenthèse enchantée 
XVIIIe-XIXe siècles 
CNRS
Culture & Société
2016

Présentation de l'éditeur
Entre 1750 et 1850, l’univers des beaux-arts connaît de profondes mutations, dont l’une des conséquences est la banalisation d’une image positive de la dame artiste. Progressivement, des barrières s’abaissent, des contraintes se desserrent et la pratique de la peinture est rendue plus accessible aux femmes. S’ouvre alors une période de créativité foisonnante associée aux noms – parfois oubliés aujourd’hui –d’Elisabeth Vigée-Lebrun, Adélaïde Labille-Guiard, Marie-Guillemine Benoist, Marguerite Gérard, Constance Mayer, Victoire Jaquotot, Lizinka de Mirbel, Rosa Bonheur…
Pourquoi les artistes femmes, à ce moment précis de l’histoire, ont-elles bénéficié de l’intérêt de leurs contemporains et de conditions de travail relativement égalitaires ? Pour saisir ce phénomène, Séverine Sofio réintègre les artistes des deux sexes dans la réalité quotidienne de leur travail de création.
Ni recueil d’analyses d’œuvres, ni histoire des femmes dans l’art, cet ouvrage traite de la pratique des beaux-arts, de son organisation et de ses réalités professionnelles, institutionnelles et économiques. Cette suspension relative de l’infériorisation des femmes dans les beaux-arts n’en demeure pas moins provisoire : si la parenthèse s’ouvre timidement dans les dernières décennies de l’Ancien Régime, elle se referme progressivement avant le milieu du siècle suivant.
Séverine SOFIO, sociologue, diplômée de l’École du Louvre, Séverine Sofio est chargée de recherche au CNRS. Elle a notamment co-dirigé, avec Wenceslas Lizé et Delphine Naudier, Les Stratèges de la notoriété. Intermédiaires et production de la valeur dans les univers artistiques (2014).

lundi 18 juillet 2016

Stéphane Dorin, Velvet Underground. La Factory et l’invention de la bohème pop

Stéphane Dorin
Velvet Underground
La Factory et l’invention de la bohème pop
Archives contemporaines
2016

Présentation de l'éditeur
Entre sous-culture subversive et reconnaissance mondaine au sein du champ de l’art contemporain et du rock...

Entre 1965 et 1967, le Velvet Underground va passer du statut de groupe prometteur de l’underground new-yorkais à celui de légende de l’histoire du rock avec leur premier album, The Velvet Underground & Nico (1967). Cette période charnière pour le groupe qui s’installe alors à la Factory l’est aussi dans la carrière d’Andy Warhol, qui va brièvement lui servir de mécène et de manager.
Chez Warhol, le désir de devenir alchimiste en transformant le rock en art à travers sa collaboration avec Lou Reed et le Velvet Underground est toujours resté sur le fil du rasoir, entre la marginalité d’une sous-culture subversive et la reconnaissance mondaine et commerciale au sein du champ de l’art contemporain et du rock. Le résultat eut pour effet, si ce n’est le basculement des mondes savants et populaires de l’art et de la musique, de brouiller les frontières et de donner naissance à l’un des plus beaux mythes de la culture américaine du XXe siècle, ainsi qu’à un groupe de rock devenu culte.
Les outils conceptuels des Cultural Studies et de la Sociologie de la culture permettent de construire une analyse qui, en décrivant la vie et l’expérience du groupe au sein de la Factory, montre comment le rock et l’art ont transformé nos styles de vie et notre rapport au travail, sous l’angle de l’esthétique pop.
Stéphane Dorin est professeur de sociologie à l’université de Limoges. Il a publié plusieurs articles et ouvrages sur l’industrialisation de la musique, la globalisation du jazz et du rock en Inde, ainsi que sur les publics de la musique contemporaine et classique. Ses travaux actuels portent sur les transformations du goût musical, des pratiques culturelles et des styles de vie à l’ère numérique.


vendredi 24 juin 2016

en ligne: Sociologie et sociétés, volume 47, N°2, 2015, Trajectoires de consécrations et transformations des champs artistiques, Sous la direction de Wenceslas Lizé et Marian Misdrahi



Sociologie et sociétés, volume 47, N°2, 2015 
Trajectoires de consécrations et transformations des champs artistiques  
Sous la direction de Wenceslas Lizé et Marian  Misdrahi

Présentation de l'éditeur 
Si le problème de la construction de la valeur des biens et de l’excellence des producteurs préoccupe l’ensemble des sciences sociales, il se pose avec une acuité particulière aux sociologues et aux historiens de l’art en raison des propriétés propres aux champs artistiques. C’est à ce problème que s’attaque le présent numéro en centrant l’attention sur les instances d’évaluation et de consécration, les trajectoires des artistes que ces instances peuvent conduire vers la reconnaissance et les transformations des champs artistiques qui affectent leur déroulement. Quels sont les circuits, les étapes, les ressources et les institutions qui, au fil d’un parcours, mènent un artiste à la consécration? Quels sont les mécanismes selon lesquels se construisent progressivement les écarts de notoriété entre les artistes ou entre les œuvres?
Les transformations récentes des champs artistiques n’ont pas fait disparaître les voies traditionnelles de la consécration telles qu’elles s’incarnent dans les figures des pairs, de l’expert, du critique et de l’académie, mais elles en ont fait apparaître de nouvelles — associées aux technologies numériques, par exemple — et ont rendu plus efficientes celles qui sont davantage centrées sur la notoriété médiatique et le succès commercial plutôt que sur la légitimité proprement artistique.
Les démarches des auteurs qui sont réunis ici sont variées mais elles ont en commun d’introduire la temporalité dans l’analyse des champs et de la consécration artistiques. Par la variété des disciplines et des contextes nationaux étudiés, les articles de ce numéro apportent un nouvel éclairage aux épineuses questions, centrales en sociologie, de la construction par nature processuelle de la valeur et de la fabrique des trajectoires au sein d’univers sociaux eux-mêmes en constante recomposition.
 
les articles sont accessibles pendant quelques jours avec le lien suivant : www.grosfichiers.com/7JArHL26ODaMi

mardi 14 juin 2016

écouter: Présentation de la Revue du Crieur n° 4


Yves Sintomer à l'occasion de la sortie de la Revue du Crieur n° 4
La grande table par Caroline Broué, 07.06.2016


Revue du crieur N° 4 
LA DECOUVERTE/MEDIAPART 
2016

Présentation de l'éditeur
La Revue du crieur poursuit son travail d’enquête intellectuelle et culturelle sur le monde contemporain. Ce quatrième numéro fait notamment écho aux expérimentations politiques et mouvements sociaux en cours avec les articles d’Ugo Palheta sur l’influence des écrits du Comité invisible (pour le coup très visible dans les luttes contre la loi-travail), et de Mathieu Léonard sur l’utopie Kurde, lueur aux accents anarchistes-libertaires au Moyen-Orient. Yves Sintomer y traite de la post-démocratie et du devenir-autoritaire de la démocratie française. Laura Raim mène l’enquête sur les pratiques culturelles des grands patrons, entre instrumentalisation et distinction, et Dan Israel dévoile les petits secrets du journalisme culturel. On y découvrira aussi, via un reportage de Joseph Confavreux et Aurore Gorius, comment l’État français limite de plus en plus sa politique culturelle au seul pouvoir de nomination aux grandes institutions, ou encore, avec Richard Mèmeteau, comment les polémiques sur l’« appropriation culturelle » touchent de plus en plus la culture de masse, et en particulier l’industrie musicale. Le cahier photo est consacré au travail de Mikhael Subotzky, qui nous montre la brutalité de l’Afrique du Sud rural post-Apartheid, univers largement méconnu… 

Ce que lisent, écoutent, collectionnent les grands patrons, par Laura Raim
L'ère de la postdémocratie, par Yves Sintomer
Les secrets inavoués du journalisme culturel, par Dan Israel
Toucher pas à ma musique !, par Richard Mèmeteau
Beaufort West, par Mikhael Subotzky
Le pouvoir de nommer ou la déréliction de l'État culturel, par Joseph Confavreux et Aurore Gorius
Les étudiants contre les statues de l'Empire, par Isabelle Mayault
La droite extrême à l'assaut du livre, par Ellen Salvi
Le Kurdistan, nouvelle utopie, par Mathieu Léonard
Notre insconscient numérique, par Yves Citton.

lundi 9 mai 2016

en ligne: Limites et possibles de la satire contemporaine, Culture ULg

Limites et possibles de la satire contemporaine
Culture ULg, magazine culturel de l'Université de Liège 
Dossier dirigé par Denis Saint-Amand
Mars-avril 2016


Résumé
La satire est généralement considérée comme un discours mêlant raillerie et critique fondé, partiellement au moins, sur la volonté de corriger la cible à laquelle il s’attaque. Des chats de l’opération Lockdown à Banksy, des parodies de « junk science » aux émissions de Cyril Hanouna, les formes sous lesquelles se rencontre la satire sont nombreuses. Ses valeurs et ses enjeux aussi. Quel est l’espace des possibles de la satire dans le monde d’aujourd’hui ? Quels sont ses rouages ? En quoi peut-elle assumer un rôle contestataire ? Quelles sont les limites de ce dernier ? Le présent dossier engage une réflexion autour de ces questions, sans prétendre à y répondre définitivement, mais en visant, à l’aune de différents cas, à repenser les logiques et les effets d’un discours souvent fuyant et toujours problématique.  

Satire, réception, attention par Denis Saint-Amand
Banksy ou l'humour effronté par Marjorie Ranieri



dimanche 3 avril 2016

en ligne: Art et société. Recherches récentes et regards croisés, Brésil/France, Alain Quemin et Glaucia Villas Bôas (dir.)

Recherches récentes et regards croisés, Brésil/France
Alain Quemin et Glaucia Villas Bôas (dir.)
OpenEdition Press
Brésil / France | Brasil / França 
2016

Présentation de l'éditeur
Si la richesse des échanges entre le Brésil et la France est bien connue dans différentes sciences sociales comme la sociologie ou l’anthropologie où la présence française au Brésil a suscité des échanges très féconds qui ont clairement profité aux deux traditions nationales, il en va tout autrement de la sociologie de l’art, puisque les liens entre les deux pays restent encore largement à explorer. Pourtant, il existe clairement deux traditions nationales toutes deux marquées par le fort développement de ce domaine de recherche et, suite à leur forte croissance, les travaux qui se sont imposés au Brésil comme en France n’ont pas manqué de se rencontrer. Le présent ouvrage entend présenter l’état de la sociologie de l’art dans chacun des deux pays de forte tradition sociologique que sont désormais la France et le Brésil, en faire ressortir les spécificités mais aussi les traits communs, ainsi que les sujets de dialogue, que celui-ci soit déjà clairement amorcé ou en probable devenir.
Alain Quemin (dir.)
Professeur en sociologie à l’université Paris-8
Chercheur au Labtop-CRESPPA
Membre honoraire de l’Institut universitaire de France
Glaucia Villas Bôas (dir.)
Professora da Universidade Federal do Rio de Janeiro
Pesquisadora do Conselho Nacional de Pesquisa e Desenvolvimento (CNPq)