jeudi 27 octobre 2016

Laurent Denave, La valeur des Beatles

Laurent Denave
La valeur des Beatles
P.U.Rennes
Æsthetica 
2016

Table des matières


Présentation de l'éditeur
Peut-on encore prendre le risque de déterminer la qualité, l’originalité et la valeur politique des chansons du groupe le plus applaudi de l’histoire du rock ? Tel est le projet de cet ouvrage qui esquisse une évaluation de l’œuvre des Beatles, suivie d'une analyse sociologique de la formation et de la carrière des membres du groupe. Cette analyse met en lumière le lien entre la valeur de leur production musicale et ses conditions de production. Sont ainsi examinés l’apprentissage des deux compositeurs principaux du groupe (Lennon et McCartney), le parcours du combattant pour se faire connaître, leurs conditions de vie et de travail, les contributions artistiques de leur producteur George Martin et de leurs compagnes, Yoko Ono notamment. Il s’agit finalement de répondre aux questions suivantes : la musique populaire, dans sa forme la plus réussie, et la musique savante peuvent-elles être d’égale valeur ? L’œuvre des Beatles a-t-elle marqué l’histoire de la musique occidentale ? Peut-on dire comme le compositeur et chef d’orchestre Leonard Bernstein : « Les Beatles sont les Schubert de notre temps » ?"
Laurent Denave est docteur en sociologie (École des hautes études en sciences sociales) et diplômé en musicologie (DEA, Paris IV-Sorbonne). Il est l’auteur notamment de Les terres fertiles de la création musicale. Les conditions sociales de possibilité d’une œuvre musicale, de Bach à Boulez, Aedam Musicae, 2015.

vendredi 7 octobre 2016

vidéo: Christophe Charle et Laurent Jeanpierre, La Vie intellectuelle en France

 
La vie intellectuelle en France
I Des lendemains de la Révolution à 1914 
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Résumé
Ce premier volume couvre une période qui s’étend des lendemains de la Révolution à 1914. Elle débute par la conquête des libertés d’expression, marquée par une imbrication forte entre le monde intellectuel et les pouvoirs politiques et religieux. Elle se prolonge par une phase déterminante d’autonomisation collective des intellectuels et d’affirmation de nouvelles sciences. Il en résulte une lutte entre eux pour définir les valeurs à faire valoir publiquement dans la nouvelle société démocratique.

La vie intellectuelle en France 
II. De 1914 à nos jours
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Résumé
Ce deuxième volume s’étend de 1914 à nos jours. Les conflits qui se succèdent de la Première Guerre mondiale à la guerre d’Algérie consacrent la valeur de l’engagement politique des intellectuels dans un contexte d’institutionnalisation du travail de la pensée. La déploration actuelle de leur perte d’influence et de légitimité dans l’espace public masque quant à elle la vitalité, la nouveauté et les voies inédites d’expression des idées qui, jusqu’à aujourd’hui, ambitionnent de comprendre le monde, voire de le transformer.
Sous la direction de Christophe Charle (Université Paris 1, IUF) et Laurent Jeanpierre (Université Paris 8), cette somme collective en deux volumes réunit près de 130 des meilleurs spécialistes, français et étrangers, de l’histoire et de la sociologie des intellectuels et de la vie culturelle, scientifique, littéraire et artistique des deux derniers siècles.


samedi 1 octobre 2016

Marielle Macé, Styles. Critique de nos formes de vie

Marielle Macé
Styles
Critique de nos formes de vie 
Gallimard 
NRF Essais
2016

Présentation de l'éditeur
Occupy Wall Street, Indignés, Nuit Debout – plus que jamais la question est posée de définir la vie que nous souhaitons choisir et vivre.
Une vie vécue est inséparable de ses formes, de ses modalités, de ses régimes, de ses gestes, de ses façons, de ses allures… qui sont déjà des idées. Le monde, tel que nous le partageons et lui donnons sens, ne se découpe pas seulement en individus, en classes ou en groupes, mais aussi en «styles», qui sont autant de phrasés du vivre, animé de formes attirantes ou repoussantes, habitables ou inhabitables, c’est-à-dire de formes qualifiées : des formes qui comptent, investies de valeurs et de raisons d’y tenir, de s’y tenir, et aussi bien de les combattre.
C’est sur ce plan des formes de la vie que se formulent aujourd’hui beaucoup de nos attentes, de nos revendications, et surtout de nos jugements. C’est toujours d’elles que l’on débat, et avec elles ce sont des idées complètes du vivre que l’on défend ou que l’on accuse. Une forme de vie ne s’éprouve que sous l’espèce de l’engagement, là où toute existence, personnelle ou collective, risque son idée. Vouloir défendre sa forme de vie, sans tapage, en la vivant, mais aussi savoir en douter et en exiger de tout autres, voilà à quoi l’histoire la plus contemporaine redonne de la gravité.
Bien au-delà du champ de l’art, Marielle Macé propose la construction critique d’une véritable stylistique de l’existence. Cela suppose de s’intéresser sans préjugé à tout ce qu’engagent les variations formelles de la vie sur elle-même – styles, manières, façons – et de ne pas traiter forcément de vies éclatantes, triomphantes, d’apparences prisées ou de corps élégants. Ce n’est pas seulement la littérature mais bien toutes les sciences humaines qui, pour comprendre le monde immédiat, sous nos yeux, doivent s’y rendre vraiment attentives.  


 

mercredi 28 septembre 2016

Revue des Sciences Humaines, n°323/juillet - septembre 2016, Balzac et l'homme social

 
Revue des Sciences Humaines, n°323/juillet - septembre 2016
Balzac et l'homme social
Textes réunis par José-Luis Diaz
Septentrion
Présentation de l'éditeur
En mettant au coeur de notre recherche cette notion d'« homme social » (9 occurrences dans La Comédie humaine), il s’agit de s’intéresser, non tant à la vision d’ensemble qu’a Balzac de l’évolution de la société, mais à la manière dont il dramatise et, tout à la fois, analyse le comportement social de ses personnages, quand ils se meuvent sur les diverses scènes de la « comédie humaine ». C’est donc surtout sa sociologie de la « vie privée » qui est visée, et c’est sur la théâtralisation des comportements de ses acteurs que l’accent est mis.

jeudi 22 septembre 2016

Paula Barreiro-Lopez, Avant-garde Art and Criticism in Francoist Spain

 
Paula Barreiro-Lopez
Avant-garde Art and Criticism in Francoist Spain
Liverpool University Pres
2016

Présentation de l'éditeur
This groundbreaking book surveys the shifts in the aesthetic discourse and artistic practises that decisively influenced the shaping of the avant-garde during Franco’s dictatorship (1939-1975). On the basis of extensive, so far unpublished, archival material, it discusses the intellectual and cultural field as an important battlefield for fighting the regime from within. The study opens with a comprehensive historical overview on the cultural world from the end of the Spanish Civil War throughout Francoism and reveals for the first time the broader intellectual and cultural context of vanguard art considering the special relations and negotiation processes between artist, critics and institutions during a major gap in the historiography of post-war Spanish culture: the late Franco dictatorship (1959-1975). It then analyses in depth the important role that a group of art critics played as theoreticians and peers in key artistic movements from the 1950s onwards. Using their extensive international networks in the midst of the Cold War period, they decisively influenced the aesthetic and cultural debates of their time and very concretely helped shaping a completely new discourse for the avant-garde in Spain. This book discusses the creation of this new discourse that linked culture and ethics/politics and analyses its impact on the intellectual and artistic landscape (visual, print and exhibition culture) during the last decades of Franco’s regime. It is indebted to a cultural historic approach that takes high culture, popular culture, politics as well as the history of ideas in account studying the reciprocal transfer processes within these fields and across European and American geographies. This study and its interdisciplinary approach will be of interest to scholars in art history, visual, cultural and museum studies of modern Spain in particular and Europe in general.
Paula Barreiro López is Lecturer in Art History at the University of Barcelona.

 

 

vendredi 16 septembre 2016

Witold Gombrowicz, Kronos

Witold Gombrowicz
Kronos 
Stock
2016

Présentation de l'éditeur
Tous les lecteurs de Witold Gombrowicz connaissent son Journal, paru dans la revue de l’émigration polonaise Kultura. Mais personne à ce jour ne soupçonnait l’existence d’un autre journal, sulfureux, celui dont l’auteur disait à sa femme Rita : « Si la maison brûle, tu prends le Kronos et les contrats, et tu cours le plus vite possible. » Le manuscrit en était resté totalement secret, après la mort de Gombrowicz en 1969 à Vence. De ce paquet de feuilles écrites à la main, avec des abréviations qui font penser à un texte kabbalistique, l’auteur surgit, mis à nu. Dans sa préface, Yann Moix écrit justement : « D’où vient que ces pages inédites sont si extraordinaires ? De ce qu’elles sont ordinaires, justement. Ces pages sont des journées. Des journées comme les vôtres, comme les miennes. Pour la première fois, on peut assister, en temps réel, aux effets du quotidien sur le génie gombrowiczien. »
Les ennuis de santé et d’argent. Les lieux. La gloire tardive qui l’atteint. La sexualité sans fard. C’est la coulisse de l’OEuvre, le laboratoire ouvert à notre regard.
Traduit du polonais par Malgorzata Smorag-Goldberg
Witold Gombrowicz (1904-1969) est l’un des plus grands auteurs de la littérature moderne polonaise. Les Envoûtés paraît en feuilleton dans deux quotidiens polonais durant l’été 1939. La guerre interrompt la publication des trois derniers chapitres qui seront retrouvés en 1986. Dix ans plus tard, Stock publiera la première édition intégrale des Envoûtés.

jeudi 15 septembre 2016

vidéo: Kaoutar Harchi, Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne. Des écrivains à l'épreuve


 
Kaoutar Harchi
Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne
Des écrivains à l'épreuve
Préface de Jean-Louis Fabiani
Pauvert
2016
Présentation de l'éditeur
Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour être  reconnu comme un « écrivain français » ? Ou la littérature entretient-elle, en France, un rapport trop étroit avec la nation pour que ce soit si simple ? Amoureuse de sa langue, la France en est aussi jalouse. Pour tous ceux qui l’ont en partage ailleurs dans le monde, elle devient alors un objet de lutte, de quête et de conquête.
Retraçant les carrières de cinq écrivains algériens de langue française (Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal), Kaoutar Harchi révèle qu’en plus de ne s’obtenir qu’au prix d’authentiques épreuves, la reconnaissance littéraire accordée aux écrivains étrangers n’est que rarement pleine et entière. Car si la qualité du style importe, d’autres critères, d’ordre extra-littéraire, jouent un rôle important.
Souvent pensée en termes de talent, de don, de génie, la littérature n’est-elle pas, aussi, une question politique ?
Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne. Des écrivains à l’épreuve

extrait