mercredi 28 septembre 2016

Revue des Sciences Humaines, n°323/juillet - septembre 2016, Balzac et l'homme social

 
Revue des Sciences Humaines, n°323/juillet - septembre 2016
Balzac et l'homme social
Textes réunis par José-Luis Diaz
Septentrion
Présentation de l'éditeur
En mettant au coeur de notre recherche cette notion d'« homme social » (9 occurrences dans La Comédie humaine), il s’agit de s’intéresser, non tant à la vision d’ensemble qu’a Balzac de l’évolution de la société, mais à la manière dont il dramatise et, tout à la fois, analyse le comportement social de ses personnages, quand ils se meuvent sur les diverses scènes de la « comédie humaine ». C’est donc surtout sa sociologie de la « vie privée » qui est visée, et c’est sur la théâtralisation des comportements de ses acteurs que l’accent est mis.

jeudi 22 septembre 2016

Paula Barreiro-Lopez, Avant-garde Art and Criticism in Francoist Spain

 
Paula Barreiro-Lopez
Avant-garde Art and Criticism in Francoist Spain
Liverpool University Pres
2016

Présentation de l'éditeur
This groundbreaking book surveys the shifts in the aesthetic discourse and artistic practises that decisively influenced the shaping of the avant-garde during Franco’s dictatorship (1939-1975). On the basis of extensive, so far unpublished, archival material, it discusses the intellectual and cultural field as an important battlefield for fighting the regime from within. The study opens with a comprehensive historical overview on the cultural world from the end of the Spanish Civil War throughout Francoism and reveals for the first time the broader intellectual and cultural context of vanguard art considering the special relations and negotiation processes between artist, critics and institutions during a major gap in the historiography of post-war Spanish culture: the late Franco dictatorship (1959-1975). It then analyses in depth the important role that a group of art critics played as theoreticians and peers in key artistic movements from the 1950s onwards. Using their extensive international networks in the midst of the Cold War period, they decisively influenced the aesthetic and cultural debates of their time and very concretely helped shaping a completely new discourse for the avant-garde in Spain. This book discusses the creation of this new discourse that linked culture and ethics/politics and analyses its impact on the intellectual and artistic landscape (visual, print and exhibition culture) during the last decades of Franco’s regime. It is indebted to a cultural historic approach that takes high culture, popular culture, politics as well as the history of ideas in account studying the reciprocal transfer processes within these fields and across European and American geographies. This study and its interdisciplinary approach will be of interest to scholars in art history, visual, cultural and museum studies of modern Spain in particular and Europe in general.
Paula Barreiro López is Lecturer in Art History at the University of Barcelona.

 

 

vendredi 16 septembre 2016

Witold Gombrowicz, Kronos

Witold Gombrowicz
Kronos 
Stock
2016

Présentation de l'éditeur
Tous les lecteurs de Witold Gombrowicz connaissent son Journal, paru dans la revue de l’émigration polonaise Kultura. Mais personne à ce jour ne soupçonnait l’existence d’un autre journal, sulfureux, celui dont l’auteur disait à sa femme Rita : « Si la maison brûle, tu prends le Kronos et les contrats, et tu cours le plus vite possible. » Le manuscrit en était resté totalement secret, après la mort de Gombrowicz en 1969 à Vence. De ce paquet de feuilles écrites à la main, avec des abréviations qui font penser à un texte kabbalistique, l’auteur surgit, mis à nu. Dans sa préface, Yann Moix écrit justement : « D’où vient que ces pages inédites sont si extraordinaires ? De ce qu’elles sont ordinaires, justement. Ces pages sont des journées. Des journées comme les vôtres, comme les miennes. Pour la première fois, on peut assister, en temps réel, aux effets du quotidien sur le génie gombrowiczien. »
Les ennuis de santé et d’argent. Les lieux. La gloire tardive qui l’atteint. La sexualité sans fard. C’est la coulisse de l’OEuvre, le laboratoire ouvert à notre regard.
Traduit du polonais par Malgorzata Smorag-Goldberg
Witold Gombrowicz (1904-1969) est l’un des plus grands auteurs de la littérature moderne polonaise. Les Envoûtés paraît en feuilleton dans deux quotidiens polonais durant l’été 1939. La guerre interrompt la publication des trois derniers chapitres qui seront retrouvés en 1986. Dix ans plus tard, Stock publiera la première édition intégrale des Envoûtés.

jeudi 15 septembre 2016

vidéo: Kaoutar Harchi, Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne. Des écrivains à l'épreuve


 
Kaoutar Harchi
Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne
Des écrivains à l'épreuve
Préface de Jean-Louis Fabiani
Pauvert
2016
Présentation de l'éditeur
Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour être  reconnu comme un « écrivain français » ? Ou la littérature entretient-elle, en France, un rapport trop étroit avec la nation pour que ce soit si simple ? Amoureuse de sa langue, la France en est aussi jalouse. Pour tous ceux qui l’ont en partage ailleurs dans le monde, elle devient alors un objet de lutte, de quête et de conquête.
Retraçant les carrières de cinq écrivains algériens de langue française (Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal), Kaoutar Harchi révèle qu’en plus de ne s’obtenir qu’au prix d’authentiques épreuves, la reconnaissance littéraire accordée aux écrivains étrangers n’est que rarement pleine et entière. Car si la qualité du style importe, d’autres critères, d’ordre extra-littéraire, jouent un rôle important.
Souvent pensée en termes de talent, de don, de génie, la littérature n’est-elle pas, aussi, une question politique ?
Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne. Des écrivains à l’épreuve

extrait










vendredi 2 septembre 2016

Jérôme Meizoz, La Littérature en «personne». Scène médiatique et formes d'incarnation

Jérôme Meizoz
La Littérature en «personne» 
Scène médiatique et formes d'incarnation
Slaktine
2016

Présentation de l'éditeur
Que se passe-t-il quand les écrivains (et les artistes en général) sont appelés à se produire «en personne » devant un public ? Quel est l’impact sur le champ littéraire de la tendance à une spectacularité généralisée, à l’ère médiatique moderne ? Quel impact ces formes d’incarnation des auteurs ont-elles sur la lecture ? Comment, dans un tel dispositif, redéfinir la complexité de la notion d’« auteur » ? Enfin, quel enjeu y a-t-il à envisager la littérature comme une activité, plutôt que comme un corpus inerte de « textes » ? À travers des figures aussi diverses qu’Arthur Cravan, Henri Calet, L.-F. Céline, Michel Houellebecq, Annie Ernaux, Gaston Cherpillod, Richard Millet, Jean d’Ormesson, Jean-Philippe Toussaint, Noëlle Revaz, Edouard Louis, Jean-Pierre Rochat ainsi que celles de slameurs contemporains, cet essai examine l’activité littéraire et son dispositif complexe, l’exposition médiatique des auteurs et leur statut de «marque » éditoriale.
Jérôme Meizoz, né en Valais en 1967, vit à Lausanne. Il est professeur associé de littérature française à l’UNIL où il co-dirige la Formation doctorale interdisciplinaire. Lauréat du Prix de l’Académie suisse des sciences humaines (ASSH) en 2005, il est l’auteur de nombreuses études : L’Âge du roman parlant 1919-1939 (2001, préface de Pierre Bourdieu), Le Gueux philosophe. Jean-Jacques Rousseau (2003), L’Œil sociologue et la littérature (2004), Postures littéraires. Mises en scène modernes de l’auteur (2007) et La Fabrique des singularités (2011). Ses textes polémiques ont été réunis dans Confrontations (2005) et dans Saintes colères (2014). Le récit Morts ou vif, a reçu la mention « Livre de la Fondation Schiller 2000 » avant Les Désemparés (2005), Père et passe (2008), Séismes (2013), Temps mort (2014, préface d’Annie Ernaux) et Haut Val des loups (2015).


vendredi 29 juillet 2016

en ligne: Lectures numériques Une enquête sur les grands lecteurs

 
en ligne sur OpenEdition books:
Étude menée par Paul Gaudric, Gérard Mauger et Xavier Zunigo
BPI
 Études et recherche
2016

Présentation de l'éditeur
Quelles sont les incidences de la « révolution numérique » sur les pratiques de lecture ? Si celles qui affectent la production et la reproduction des textes ou encore leur distribution et leur conservation sont évidentes, qu’en est-il de leur appropriation ? Peut-on mettre en évidence de nouvelles manières de lire induites par la transformation de leur support ? Observe-t-on une métamorphose des goûts ? Voit-on apparaître des « hyperlecteurs » d’« hypertextes » ? Peut-on prophétiser la disparition du support papier ?
Pour tenter de répondre empiriquement à ce genre de questions, le choix d’un échantillon raisonné de diverses catégories de « grands lecteurs numériques » se plaçait dans l’hypothèse la plus favorable à la mise en évidence de changements. Force est néanmoins de constater que les effets « observables » sur les pratiques de lecture, s’ils sont avérés pour la presse quotidienne ou plus généralement l’accès à l’actualité, restent très limités quant au support livre. Si l’enquête établit plutôt une continuité qu’une rupture dans les pratiques de lecture, elle indique aussi qu’un nouvel équilibre se cherche entre culture écrite et culture audiovisuelle.
Paul Gaudric est sociologue (EHESS/ENS). Ses travaux portent sur des diagnostics sociaux et territoriaux et des études d'évaluation de politiques publiques, sociales, culturelles et urbaines pour le compte de différents bureaux d'études, organismes publics d'évaluation et collectivités territoriales (Sénat, Comité d’évaluation de l’ANRU, Crédoc, Aristat, Chronos...).
Directeur de recherche CNRS émérite et chercheur au « Centre Européen de Sociologie et de Science Politique » (CNRS-EHESS-Paris 1), Gérard Mauger a été co-directeur du « Centre de Sociologie Urbaine » (CNRS), puis directeur du laboratoire « Cultures et Sociétés Urbaines » (CNRS), directeur-adjoint du Centre de Sociologie Européenne (CNRS-EHESS), secrétaire général de la Société Française de Sociologie, enseignant à l’EHESS puis à l’ENS-EHESS.
Un volet de ses recherches et, en particulier, une longue enquête menée avec Claude Poliak et Bernard Pudal, ont été consacrés à la sociologie de la lecture. L’enquête a donné lieu à un livre récemment réédité : Histoires de lecteurs, Paris, Éditions Nathan, Collection « Essais et Recherches », 1999, 446 pages (avec Claude F. Poliak et Bernard Pudal) [Réédition aux Éditions du Croquant, collection « Champ social », 2010, 537 pages].
Les recherches menées dans ce domaine ont également donné lieu à de multiples communications en France et à l’étranger et à un ensemble d’articles.
Xavier Zunigo est co-directeur d'ARISTAT. Docteur en sociologie (EHESS/ENS), spécialiste de l'évaluation quantitative et qualitative des politiques publiques, il a dirigé de nombreuses enquêtes sur les politiques sociales, culturelles et les politiques urbaines. Il enseigne notamment à l'université Paris-Dauphine.

vendredi 22 juillet 2016

Séverine Sofio, Artistes femmes. La parenthèse enchantée XVIIIe-XIXe siècles

Séverine Sofio
Artistes femmes
La parenthèse enchantée 
XVIIIe-XIXe siècles 
CNRS
Culture & Société
2016

Présentation de l'éditeur
Entre 1750 et 1850, l’univers des beaux-arts connaît de profondes mutations, dont l’une des conséquences est la banalisation d’une image positive de la dame artiste. Progressivement, des barrières s’abaissent, des contraintes se desserrent et la pratique de la peinture est rendue plus accessible aux femmes. S’ouvre alors une période de créativité foisonnante associée aux noms – parfois oubliés aujourd’hui –d’Elisabeth Vigée-Lebrun, Adélaïde Labille-Guiard, Marie-Guillemine Benoist, Marguerite Gérard, Constance Mayer, Victoire Jaquotot, Lizinka de Mirbel, Rosa Bonheur…
Pourquoi les artistes femmes, à ce moment précis de l’histoire, ont-elles bénéficié de l’intérêt de leurs contemporains et de conditions de travail relativement égalitaires ? Pour saisir ce phénomène, Séverine Sofio réintègre les artistes des deux sexes dans la réalité quotidienne de leur travail de création.
Ni recueil d’analyses d’œuvres, ni histoire des femmes dans l’art, cet ouvrage traite de la pratique des beaux-arts, de son organisation et de ses réalités professionnelles, institutionnelles et économiques. Cette suspension relative de l’infériorisation des femmes dans les beaux-arts n’en demeure pas moins provisoire : si la parenthèse s’ouvre timidement dans les dernières décennies de l’Ancien Régime, elle se referme progressivement avant le milieu du siècle suivant.
Séverine SOFIO, sociologue, diplômée de l’École du Louvre, Séverine Sofio est chargée de recherche au CNRS. Elle a notamment co-dirigé, avec Wenceslas Lizé et Delphine Naudier, Les Stratèges de la notoriété. Intermédiaires et production de la valeur dans les univers artistiques (2014).